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Exposition de la Parlotte : Photos d'Olivier Ramonteu

Les avocats du Barreau de Lyon, en partenariat avec la revue Compétence Photo exposent les photographies d'Olivier Ramonteu dans la salle des avocats, dite salle de la Parlotte, au Nouveau Palais de Justice de Lyon. Cette exposition se tiendra du 23 juin au 9 septembre 2011.



Olivier Ramonteu, dont les photographies ont notamment été publiées sur les sites de Libération, Geo et dans la revue Compétence photo, proposera au public les séries Ma Prison de verre et Bestiaire. Deux interrogations symboliques sur les thèmes de la Liberté et de l'enfermement.

Biographie de l'auteur

Après des études supérieures en lettres modernes, Olivier RAMONTEU travaille aujourd'hui dans la communication.
S'appuyant sur cette culture littéraire, il a développé une pratique photographique personnelle fondée sur une observation sensible du monde et sur la révélation d'un symbolisme omniprésent.

Dans une volonté de renouvellement permanent, il ne limite pas son approche à un unique genre photographique. Son approche se veut globale. Il pratique ainsi aussi bien le portrait que le paysage, les mises en scène que les photos de rue.

Toutefois, une constante traverse tout son travail photographique : la volonté de donner au réel une dimension nouvelle : poétique, mélancolique ou symbolique. Le sujet photographié n'est jamais présent que pour lui-même. Il a pour vocation de nous révéler un sens secret qui le dépasse.

Ses photographies ont notamment été remarquées par les revues Compétence photo et Reportage photo. Par ailleurs certaines ont été publiées sur les sites de Libération, de Geo.

Présentation par l'auteur des séries exposées

Ma Prison de verre

Ma première motivation à photographier des mannequins dans des vitrines de magasins tenait à leur aspect anthropomorphique. Il se dégage d'eux une troublante confusion entre humanité et inhumanité qui peut certes interroger sur nos fantasmes consuméristes, mais qui m'interpellait essentiellement pour ce qu'elle révélait de notre penchant à vouloir façonner des créatures à notre image.

Progressivement, la vitrine qui me séparait de ces créatures s'est révélée et a pris une importance considérable. Véritable frontière entre elles et moi, elle pouvait refléter un ciel non dénué d'espoir qui contrastait fortement avec l'emprisonnement dans lequel se trouvaient mes sujets. C'est ainsi que le reflet est devenu une composante essentielle de cette série, tout autant que le mannequin.

Ce jeu m'a permis de donner une dimension différente à la série. Une dimension profondément symbolique.

En effet, pourquoi ces créatures nous apparaissent-elles déshumanisées ? Faiblesse du créateur ou dégradation de l'être enfermé, emprisonné derrière des barreaux invisibles ? N'est-ce pas cet enfermement qui enlève à ces créatures leur part d'humanité ? Parallèlement, n'est-ce pas dans leur regard, tendu vers un extérieur inaccessible, vers un ciel porteur d'espoir et de liberté qu'elles reprennent un peu de cette humanité qui leur échappait ?

Conforté par les interrogations que cette série faisait naître en moi, j'ai accepté de l'exposer au Palais de Justice de Lyon au cours du mois de juillet 2011. Dans ce lieu où se nouent et se dénouent tant de drames humains, où se jouent la liberté et l'enfermement d'individus dont les crimes nous renvoient sans cesse à la question de notre humanité, il m'est apparu passionnant de me faire le miroir de toutes ces problématiques afin de les mettre sous les yeux de ceux qui en sont les vrais acteurs.

Bestiaire


Au premier abord, la série "Bestiaire" semble n'entretenir aucun rapport avec "Ma prison de verre". Le sujet et l'esthétique en sont radicalement différents. Et pourtant... Un lien secret les unit et vient faire écho au lieu dans lequel elles seront exposées cet été.

J'ai cherché dans cette série à extraire les animaux de leur environnement en les plongeant dans un décor indécis. Cette opération a pour conséquence de leur ôter une grande part de leur réalité. Ils semblent ne plus exister comme animaux vivants. Ils prennent une dimension irréelle, fantasmée, cauchemardée. Ce n'est plus un requin individuel et particulier que je montre, c'est un fantasme autour du requin. Certains reconnaîtront la démarche mallarméenne qui consiste à peindre, non la chose, mais l'effet qu'elle produit, non une fleur, mais l'absente de tout bouquet.

En d'autres termes, j'ai voulu ici désincarner ces animaux, les dénaturaliser en les coupant de leur environnement naturel. C'est là que le lien se crée avec ma première série, et plus encore, avec le lieu où j'ai choisi de les montrer.

En effet, l'enfermement, l'emprisonnement consistent à extraire un individu de son environnement social. Mais cette opération ne pose-t-elle pas la question de la déshumanisation de cet individu ? Que reste-t-il de son humanité une fois enfermé et isolé ? Que reste-t-il de son individualité une fois séparé des autres hommes ?

Certes, la prison recrée un environnement social parallèle au nôtre, mais quelle image avons-nous de ces hommes ? N'est-elle pas fantasmée, irréelle, piégée par nos mécanismes de défense ? N'a-t-on pas, par facilité intellectuelle, la tentation trompeuse de les diaboliser et donc de leur faire perdre une part de leur humanité ?

Expositions récentes et à venir

2010 - Galerie Photostage, Lyon
Lost worlds

2011 - Caz'ART, Grenoble
Rêver le monde

2011 - Palais de Justice, Lyon
Ma prison de verre ; Bestiaire

2012 - Maison pour tous - salle des Rancy, Lyon
Rêver le monde

Revue de presse

2011 : Photographie récompensée par la revue Compétence photo
2010 : Article consacré à mes photos sur le site Geo.fr
2010 : Publication sur le site Libération Photo
2010 : Publication sur le site Libération Next
2010 : Publication dans Le Républicain Lorrain
2009 : Publication sur le site Reportages photos
2009 : Article consacré à mes photos dans le quotidien Lyon Plus

Infos pratiques

Nouveau Palais de Justice
67 rue Servient 69003 Lyon
Rez-de-jardin, salle des avocats
Horaires d'ouverture : lundi - vendredi 9h-18h

Contact

www.olivier-ramonteu.fr

Cette exposition vous est proposée en partenariat avec la revue Compétence photo



Définition du jour

Fond

Désigne, dans une affaire, la (ou les) question(s) de fait et de droit sur laquelle (ou lesquelles) le juge se prononce.

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