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Rencontres Droit, Justice et Cinéma

Les Rencontres Droit, Justice et Cinéma, ouvertes à tous les publics, ont l'ambition de décrypter comment Droit et Justice sont exposés au cinéma. Cet événement se déroulera sur quatre journées : 3 projections de films suivies de débats et une conférence s'appuyant sur de nombreux extraits de films.

Du 8 au 11 mars 2010



Télécharger le dossier de presse


Programmation

Projection du film Garde à vue (C. Miller, 1981, 86 min)

Résumé : L'inspecteur Gallien doit enquêter sur des assassinats de petites filles. D'abord interrogé comme témoin, Maître Martinaud, notaire, semble devenir, de par ses déclarations et celles de voisins, un suspect potentiel. Il passera alors la nuit du Réveillon de la Saint-Sylvestre en garde à vue.
En savoir plus sur ce film

  • Lundi 8 mars - 19h30 - Institut Lumière - séance ouverte à tout public. Séance suivie d'un débat.
  • Mardi 9 mars - 10h00 - Institut Lumière - séance réservée aux lycéens.
Débat

Le lundi 8 mars, la projection du film sera suivie d'un débat sur le thème : "Garde à vue : une procédure nécessaire pour établir une vérité judiciaire ?"

Intervenants :

  • Pierre TRUCHE, Premier président honoraire de la Cour de Cassation.
  • Anne-Sophie CHAVENT-LECLERE, Maître de conférence, Directrice adjointe de l'Institut d'Etudes Judiciaires.
  • Philippe LEMAIRE, Procureur général à la Cour d'appel de Riom.
  • Myriam PICOT, Bâtonnier du Barreau de Lyon.
  • Gaël CANDELA, Avocat au Barreau de Lyon.
  • Jean-Marc REBOUILLAT, Commissaire divisionnaire, Chef de la sûreté départementale du Rhône.


Projection du film The Constant gardener (F. Meirelles, 2005, 129 min)

Résumé : Un diplomate en poste à Nairobi, Kenya, doit faire face à l'assassinat de sa femme, militante d'une ONG. Il découvre alors son combat contre la corruption des dirigeants kenyans et britanniques par une multinationale pharmaceutique qui fait des essais cliniques secrets sur la population du pays africain.
En savoir plus sur ce film

  • Mardi 9 mars - 19h30 - Le Comoedia - séance ouverte à tout public.
  • Mercredi 10 mars - 10h00 - Le Comoedia - séance réservée aux lycéens.
Débat

Le mardi 9 mars, la projection du film sera suivie d'un débat sur le thème : "Droit international, pratique et accommodements".

Intervenants :

  • Edouard TREPPOZ, Professeur de droit privé, Directeur du Master 2, "droit du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia".
  • Hervé TAINTURIER, Vice-Président de SANOFI-PASTEUR aux affaires juridiques.
  • Daniel BERMAN, Directeur adjoint de Médecins sans frontières pour la campagne "Accès aux médicaments essentiels".
  • Christian BEAUCOUP, Auteur de La croissance économique mondiale par la santé.


Projection du film Un prophète (J. Audiard, 2009, 150 min)

Résumé : A 19 ans, Malik El Djebena, un analphabète, est condamné à 6 ans de prison. Des prisonniers corses qui font régner leur loi dans la prison vont le prendre sous leur coupe. Malik fait alors plus que s'intégrer et développe progressivement son propre réseau.
En savoir plus sur ce film

  • Mercredi 10 mars - 19h30 - Le Comoedia - séance ouverte à tout public.
  • Jeudi 11 mars - 10h00 - Le Comoedia - séance réservée aux lycéens.
Débat

Le mercredi 10 mars, la projection du film sera suivie d'un débat sur le thème : "La prison : voie pour la réinsertion ou espace criminogène ?".

Intervenants :

  • Bernard BOLZE, Contrôleur des lieux de liberté, fondateur de l'Observatoire International des Prisons.
  • Michel RISSMANN, Juge d'application des peines à Lyon.
  • Yves SAUVAYRE, Avocat au Barreau de Lyon.
  • Jean-Jacques BERNARD, Rédacteur en chef de CinéCiné classic, Président du syndicat français de la critique.


Conférence "Droit, Justice et Cinéma face à l'évolution des moeurs : un (im)possible ménage à trois"

A partir d'un montage d'extraits de films de fiction illustrant le thème de la soirée, les conférenciers tenteront de montrer comment le cinéma accompagne l'évolution des moeurs dans différentes sociétés.

Jeudi 11 mars 2010 - 19h30 - Université Lyon 3 - Manufacture des Tabacs.

Réalisation du montage : Lionel LACOUR, Agrégé d'histoire, spécialiste du cinéma.

Intervenants :

  • Jean-Jacques BERNARD, Rédacteur en chef de CinéCiné classic, Président du syndicat français de la critique.
  • Pierre GARBIT, Président du Tribunal de Grande Instance de Lyon.
  • Myriam PICOT, Bâtonnier du Barreau de Lyon.
  • Franck MARMOZ, Directeur de l'Institut d'Etudes Judiciaires.
  • Edouard TREPPOZ, Professeur de droit privé, Directeur du Master 2, "droit du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia".
  • Pierre VIGNAND, Philosophe, Intervenant à l'Institut d'Etudes Judiciaires.
  • Catherine BEAUTHEAC, Avocat au Barreau de Lyon.


Présentation

Dans notre société sur-médiatisée, le rapport au Droit et à la Justice passe de plus en plus par le prisme de l'émotion, que ce soit par celle que provoquent les actualités, et les exemples ne manquent pas, ou que ce soit par celle générée par les fictions, notamment cinématographiques. Ces émotions naissent de la combinaison entre ce que nous vivons à l'échelle du citoyen et de ce que nous croyons connaître du Droit et de son application judiciaire. Plus cette perception est éloignée de la réalité, plus notre appréhension de ce que devrait être le Droit et la Justice se fonde sur nos expériences empiriques de la vie en société, au risque alors de voir deux Droits coexister : celui produit par les législateurs et celui propre à chaque citoyen, entraînant de facto une justice des juges s'appuyant sur la notion de Légalité, c'est-à-dire celle du Droit écrit, de plus en plus incompréhensible des justiciables, et une justice des citoyens, fondée sur le fameux bon sens et la notion parfois floue de la Légitimité, c'est-à-dire celle de la réaction émotionnelle se concluant non par un acte de justice, mais sur un acte de vengeance.

Parce qu'une société moderne et démocratique doit faire prévaloir un Droit et une Justice commune, elle doit alors tout faire pour se faire comprendre des justiciables. or, quelle meilleure possibilité est offerte que de s'appuyer sur les films de fiction, nombreux, pour débattre de ce que justement les citoyens ressentent face à une justice trop souvent obscure, pour ne pas dire opaque, à leurs yeux ?

Le cinéma n'invente rien. Il s'appuie sur les deux réalités pour exister : celle du Droit et de la Justice d'un Etat, celle de leur perception et de leur vécu par la population. Miroir donc, miroir déformant pour certains ou dénonciateur pour d'autres, mais souvent seule image du monde judiciaire pour la majorité.

Les Rencontres Justice, Droit et Cinéma, ouvertes à tous les publics, ont l'ambition de décrypter comment Droit et Justice sont exposés au cinéma. Cet événement inédit sur Lyon vise à rendre cette représentation intelligible et à souligner les possibles distorsion qui peuvent exister entre la réalité judiciaire et l'image que cette vérité renvoie à notre société.

Organisateurs

Cet événement est organisé par le Barreau de Lyon, l'université Lyon 3, l'IEJ de Lyon, le master 2 droit du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia, l'Institut Lumière et le Comoedia.



Bande annonce "The Constant gardener"



Bande annonce "Un Prophète"



Définition du jour

Fond

Désigne, dans une affaire, la (ou les) question(s) de fait et de droit sur laquelle (ou lesquelles) le juge se prononce.

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